Retrouvez une fois par mois, les visages de ceux qui ont guidé et éclairé la vie de millions de personnes, sans que leurs espoirs ne soient jamais véritablement atteint…
Entre admiration et tristesse, ici se trouveront ceux qui, sans les avoir connus, inspirent ma vie et me laissent croire en un Monde meilleur, un Monde où chacun aurait sa place sans avoir à se battre ou à désespérer…
Ahmad Shah Massoud, le Lion du Panshir.
« Est-ce que ces vingt années de guerre m’ont changé ? C’est lui, mon peuple, qu’elles ont métamorphosé. Mais en bien. Elles l’ont hissé au-dessus de lui-même. Elles lui ont permis, à travers la souffrance et la résistance, de se transcender. J’aimais mon peuple, avant. Maintenant, je l’admire. Et mon rêve le plus cher serait de contribuer avec lui, pour lui, à la reconstruction d’un Afghanistan libre ».
Un Homme comme on en voit trop peu dans ce Monde. Un Homme attaché à l’Homme, qui s’est toujours dévoué pour l’unité et la liberté de son peuple. Amhad Shah Massoud, ce Commandant qui a d’abord défendu son pays contre l’hégémonie soviétique, avant de contenir en vain la tyrannie des Talibans.
Cet Homme qui s’est continuellement retrouvé seul face à la Communauté Internationale, qui ne l’a que trop peu écouté. Lui qui avait pourtant mis en garde le Monde des intentions d’Al Quaïda, qui n’allaient pas tarder à s’étendre au-delà des frontières afghanes.
Un Homme qui a aimé et chéri sa Femme, Sediqa, et qui, quoi qu’en disent les rumeurs les plus abominables, a toujours souhaité écouter les conseils de celle-ci. C’était un Amoureux fidèle à la Femme ayant donné vie à ses enfants, et qui cultivait patiemment chaque moment passé à ses cotés.
Il fût aussi un admirable Père, aimant et très attaché à ses enfants, qui trouvait toujours du temps pour jouer avec eux, malgré l’ampleur des combats qu’il menait. Il arrivait qu’il reçoive très souvent ses convives – qu’ils soient militaires ou civils – avec un de ses jeunes enfants sur ses genoux. C’était un père qui désirait que ses filles soient éduquées de la même façon que son fils ainé, lui qui était attaché à l’égalité pour les Femmes.
C’était aussi et surtout un chef d’armée qui a toujours pensé au bien-être de ses hommes, en les encourageant à faire preuve d’Humanité lorsqu’ils combattaient les ennemis de leur pays. Ainsi, les combattants talibans capturés étaient toujours remis à leur familles, sans avoir été soumis à aucune torture.
Il était croyant, et a toujours souhaité défendre un Islam modéré et juste. Il était farouchement opposé à la polygamie et mettait un point d’honneur à faire revenir à la raison ses soldats, lorsque l’un d’entre eux s’apprêtait à avoir une nouvelle femme. C’était aussi un Homme qui était contre le port du voile imposé par les Talibans.
C’était aussi quelqu’un qui aimait la poésie et la littérature, qui parvenait dans ses rares moments de solitude à écrire dans son journal. C’était un féru du jeu d’échecs, un amoureux de cette Nature qui faisait de son pays un endroit si beau. C’était enfin un passionné de l’Homme, et de sa Liberté…
Mais ce fût malheureusement un Homme qui périt le 9 septembre 2001, en croyant pouvoir une nouvelle fois faire part de son combat au Monde en recevant deux journalistes qui n’étaient en fait que des terroristes kamikazes infiltrés.
Cet Homme, c’était le Commandant Ahmad Shah Massoud.
N.B.: Vous pourrez retrouver sa biographie dans un roman écrit par sa propre femme, Sediqa Massoud, et dans lequel vous découvrirez cet Homme mystérieux de la manière la plus sincère et juste, à travers les yeux de cette Femme qui l’a toujours aimé: Pour l’amour de Massoud, aux éditions Pocket.









Ce que l’on oublie trop souvent, c’est que pour mieux comprendre le présent et appréhender le futur, nous ne devons jamais perdre de vue notre passé. Ce que j’essaie de dire, c’est que cet immense débat à visée discriminatoire que nous connaissons actuellement me rappelle celui qui s’est tenu dans les années 1960-70, à propos de la situation des noirs aux Etats-Unis. Rappelons-nous, lorsque la discrimination envers la population noire était à son paroxysme, cela avait entrainé un cercle vicieux, le même qui est repris aujourd’hui en ce qui concerne la population musulmane: À coté du combat pacifique de Martin L. King, se déroulait aussi une lutte favorisant la violence, prônée par les non-moins connus Black Panthers et Malcolm X, et qui se traduisait notamment par des actions coup de poings, des passages à tabac… voire des tentatives d’attentats.



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